vendredi 19 mars 2010

UN VOYOU DES VOYELLES

Résidence et présentation publique
au CND/Centre National de la Danse (Pantin)
Collaboration avec la chorégraphe Véronique Albert.


"Un voyou des voyelles" associe des matériaux visuels et sonores à des matières textuelles librement inspirées de la poésie de Christophe Tarkos.
Au plus proche comme au plus loin du paysage de l’écriture, des objets, à l’arrêt comme des traces déposées, immobiles, forment ensemble une sorte de rébus, une boîte à outils de visions possibles. Déplacés par des opérations délicates ils prennent à chaque instant qui passe une valeur iconique, comme s’ils étaient la chose la plus importante du monde avant d’être quittés.
Chacun de ces déplacements, chacune de ces manipulations, est autonome, et peut se re-jouer différement à chaque représentation. Le caractère matériel du son, du texte, l’attention portée à la typographie, donnent à entendre et à sentir le lieu, l’espace, et le contexte.
La fragilité, le vertige de ce qui arrive, les discontinuités du temps… la danse est emportée par ce hors-champ.

lundi 8 mars 2010

REDUCTION DU PAQUET D'ONDES

Galerie RDV (Nantes)
9 janvier-6 février 2010
L’installation principale de cette exposition, un amas hétéroclite constitué de mobilier et d'objets divers dont émanent des tiges métalliques, suspendant chacune un crayon au dessus d'un bloc de papier, évoque la possibilité d’une production autonome de dessins, réalisés par les meubles et objets eux-mêmes. Ces dessins, "grattages" abstraits présentés sous l'aspect d'un « work in progress », sont autant de signes à décrypter : des messages dont les meubles et objets seraient les vecteurs. Cette pratique graphique autonome supposée crée l’illusion d'une capacité des meubles à produire eux-même des signes, indépendemment de toute contrainte de sens. Une lecture possible de l’œuvre pourrait être celle de la restitution graphique par ceux-ci de toutes les ondes qui les traversent, à la manière d’un sismographe. En physique quantique, pour observer les particules élémentaires, les physiciens parlent de la « réduction du paquet d’ondes ». Un paquet d’onde (ensemble de forme d’ondes) est réduit au moment de l’observation par un observateur qui définit ainsi la probabilité d’une position et d’un mouvement pour une particule donnée. Ainsi, certaines interprétations tendent à démontrer que le monde existe sous une forme donnée, dès lors qu’il est observé à un instant donné : c’est pratiquement l’observateur qui influe sur la forme que prend le monde. De manière plus poétique, cette installation évoque la possibilité d’un message que le monde des objets pourrait nous livrer, message énigmatique dont les clés ne sont pas données : c’est au spectateur de construire sa propre interprétation de ce message, définissant ainsi sa conception du monde qui l’entoure.
L'exposition comprend également une sculpture de lettres inédite (métal et verre) intitulée Fragile, et les œuvres récentes Qui l'a dit? et La Voie de son Maître. Enfin, dans le fond de la galerie, un amoncellement de cartons annonce mon prochain projet : un travail combiné d'écriture, de sculpture et de performance autour de la figure de l'onomatopée.

lundi 22 février 2010

UN VOYOU DES VOYELLES

Résidence à La Laiterie
Représentation au Studio Dunham (salle de la Marseillaise)
Strasbourg, 1er février 2010



Collaboration artistique à la performance dansée de Véronique Albert.
"La danse entretient des rapports complexes aux textes. En proposant des matériaux à plusieurs niveaux de lecture et dans le désir de renouveller le rapport au langage, au temps et à l'espace, nous cherchons à créer un dispositif qui travaille sur des niveaux de perception, et sur le déplacement des habitudes, manières de voir, d'écouter mais aussi d'imaginer. Les mots prélevés, ré-interprétés, agencés dans l'espace par Jean-François Guillon devraient conférer une autre valeur aux énoncés et aux sons bruts de Philippe Berger."

Conception du projet danse : Véronique Albert
Artiste visuel : Jean-François Guillon
Prise de son, montage et conception sonore : Phillippe Berger

dimanche 3 janvier 2010

EXPOSITION SxS dans R - 4

Galerie Dohyang Lee
73-75 rue Quicampoix 75003 Paris
24 novembre 2009 - 16 janvier 2010


A l'occasion de son inauguration, cette nouvelle galerie accueille le 4ème volet de l'exposition "SxS dans R", un projet d'Adrien Pasternak. J'y présente une nouvelle pièce : "volume raccord" : un dictionnaire "Robert" posé au sol est relié par un double et large cordon noir à une prise électrique fixée au mur.

samedi 12 décembre 2009

SCENOGRAPHIE 3 Cailloux

Festival "Mettre en scène" - TNB Rennes
11-14 novembre 2009
Festival "Reims scènes d'Europe" - Comédie de Reims
12 décembre 2009



Reprise du spectacle créé en 2008 au Festival d'Avignon

Conception, texte et mise en scène Didier Galas
Adaptation libre à partir de l'oeuvre de Witold Gombrowicz
Avec Laurent Poitrenaux et Sylvain Prunenec
Conception visuelle Jean-François Guillon


Trois cailloux suffisent-ils à représenter le monde, et à ébranler notre réalité ?

3 cailloux commence précisément par un acteur seul en scène (Laurent Poitrenaux) qui médite sur le réel, dans le prolongement des réflexions de Witold Gombrowicz. Puis son double (le danseur Sylvain Prunenec) vient le perturber, et l'entraîne dans une promiscuité électrique. Mais ce double est-il un double, un manipulateur ou la conscience d'un autre soi-même ? Une spirale de remise en question qui nous entraîne, par l'anéantissement de la forme, à l'acceptation du Moi, cher à Gombrowicz.

"Veux-tu savoir qui tu es ? Ne le demande pas. Agis." (Witold Gombrowicz)


lundi 30 novembre 2009

SCENOGRAPHIE Les pieds dans les étoiles

Le Bateau-Feu (Dunkerque)
l'Agora (Evry)
TNB (Rennes)
Le Cadran (Briançon)
La Passerelle (Gap)
Le Grand Bleu (Lille)
décembre 2009-mars 2010




Les pieds dans les étoiles,
un spectacle écrit et conçu par Didier Galas et Jean-François Guillon

Mise en scène Didier Galas
Conception visuelle Jean-François Guillon
Avec Edith Christoph, Franck Gazal, Fany Mary
Son et musique Thierry Balasse
Éclairages Jérémie Papin

Production: Ensemble Lidonnes
Coproduction: Le Bateau Feu, scène nationale Dunkerque ; Théâtre National de Bretagne à Rennes ; Le Grand Bleu, ENPDA à Lille ; DRAC Île-de-France
Partenariat scientifique: Palais de l'Univers à Dunkerque, Espace des Sciences à Rennes
labellisé "Année Mondiale de l'Astronomie 2009"

A partir de 8 ans.

“Offrir au public le vertige exaltant que procurent les connaissances actuelles de l’astrophysique”. Tel est le défi auquel se livrent le metteur en scène Didier Galas et le plasticien Jean-François Guillon à l’origine de ce spectacle transdisciplinaire. Plusieurs saynètes très courtes, écrites à partir d’entretiens avec des astrophysiciens, se succèdent en respectant deux règles simples : ne rien dire qui ne puisse être compris par tout un chacun et conserver une liberté de ton propice à la rêverie et à l’humour.
Des sujets aussi complexes que la relativité d’Einstein, les trous noirs, les quatre forces fondamentales ou la physique quantique sont le support de situations dramatiques inspirées par la farce et le burlesque. Les pieds dans les étoiles ou comment s’amuser avec l’astrophysique et la rendre attractive pour un jeune public.
La structure du spectacle s’appuie sur le rêve d'un voyage dans l’espace et dans le temps. Un voyage tout empreint de relativité, qui nous permet de voir la terre vue d’ailleurs, en d’autres époques, à quelques années lumières…

samedi 28 novembre 2009

EXPOSITION Dessins atomiques

13-16 novembre 2009
Salon de l'Enfance - Kursaal - Dunkerque
24-28 novembre 2009
Théâtre du Bateau-Feu - Scène Nationale de Dunkerque




Ce parcours labyrinthique était constitué de cartons agencés en lignes enchevêtrées. Tout au long du parcours, à la surface ou à l'intérieur des cartons, des notions scientifiques essentielles (la relativité, l'atome, l'astrophysique...) étaient évoquées sous une forme poétique : des dessins, des mots, des objets à regarder, à lire, à toucher, à expérimenter. Dans l'espace central, les enfants qui pouvaient lire une définition de l'atome étaient invités à en dessiner un, et à afficher leur dessin en l'accrochant à l'aide de pinces à linge le long des cartons.

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