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dimanche 24 novembre 2013

TROIS FOIS RIEN

Le 19, Montbéliard
14 septembre-24 novembre  2013
BÜRKARD Blümlein - François BOUILLON - Georges BRECHT
Marie-Claude BUGEAUD  BURAGLIO Pierre - Damien CABANES
Jean-Loup CORNILLEAU - Patrik DEKEYSER - Daniel  DEZEUZE
Noel DOLLA - Roberto Horacio ELIA - Stan DOUGLAS - GASTON
Fabienne DREYFUS - Patricio GIL FLOOD - Isabelle FERREIRA
Robert FILLIOU - Jean-François GUILLON - Lucrecia LIONTI
Jean LAUBE - Antoinette OHANESSIAN - Pol PIERART
Anu TUOMINEN - Richard TUTTLE

Cette exposition présentée par Philippe Cyroulnik réunissait des artistes "dont les œuvres fonctionnent sur une économie du peu, comme si le moins permettait le plus". 















samedi 15 juin 2013

LA VRAIE FAUSSE VISITE DE BASSE-VILLE

Dunkerque, Basse-Ville
Ateliers de parole et scénographies urbaines
Avec Didier Galas, Pierre Adragna et les habitants de Basse Ville

























Il se prépare quelque chose d’important dans le quartier de la Basse-Ville à Dunkerque. Depuis le début de la saison, des rendez-vous réguliers s’y déroulent entre Didier Galas, Jean-François Guillon, Pierre Adragna, et les habitants. Repérages, itinéraires, photographies, détournements, élucubrations : le mystère reste à ce jour entier sur la préparation de la Vraie Fausse Visite de la Basse-Ville. Dans le prolongement du travail expérimental mêlant écriture et arts visuels mené la saison dernière mené avec un groupe de Dunkerquois polyglottes, qui avait donné lieu à une intervention devant le chantier du théâtre et à une exposition présentée à la galerie Plate-Forme, Didier Galas et Jean-François Guillon se sont lancés dans ce deuxième volet de leur résidence. Cette fois, il s’agit de puiser dans les vies des habitants de la Basse-Ville pour inventer une mythologie urbaine du quartier. Ainsi, à partir de petites histoires personnelles, d’anecdotes vraies ou fausses, de rumeurs rapportés lors des ateliers au cours desquels chaque participant a pu raconter de manière individuelle son ou ses histoire(s), Didier Galas et Jean-François Guillon ont conçu une "Vraie-Fausse Visite" du quartier. Une exposition rassemble également au Temple de Soubise une installation de Jean-François Guillon, ainsi que des photographies de Pierre Adragna rendant compte de l'expérience.

samedi 4 mai 2013

REGARDS CROISES SUR LA VILLE

Exposition collective, Le Carreau, Cergy
Driss Aroussi, Daniel Chust-Peters, Jean-François Guillon, Hee Won Lee, Hélène Leflaive, Le studio Marlot & Chopart, Magali Poutoux, Christophe Salles, The blood next door, Pauline Vachon


Après l’exposition « Villes » de Raymond Depardon présentée de janvier à avril, le Carreau accueille une exposition collective déclinant la même thématique, et regroupant dix artistes contemporains. Organisée sur le principe d’un appel à participation, les artistes sélectionnés par un jury utilisent photo, vidéo ou encore installations, parfois ludiques et interactives, des œuvres qui nous renvoient imperceptiblement à notre propre expérience de l’urbain. Je présente pour ma part le diaporama "ENS.IGNES" (2001) et un extrait de la série photographique "Choses lues".

dimanche 20 janvier 2013

MULTIPLES #4

Exposition collective de lithographies
Galerie RDV, Nantes
8 - 22 décembre 2012

Baptiste Debombourg, Sarah Derat, Delphine Doukhan, 
Nikolas Fouré, Jean-François Guillon, Philippe Hurteau, 
Frédéric MaletteLionel Péneau


























Cette exposition réunit les artistes invités au cours des saisons 2011-12 et 2012-13 à la Galerie RDV. Pour cette quatrième édition, comme pour les précédentes, RDV propose aux artistes de réaliser une oeuvre nouvelle en exploitant un médium inexploré pour certains : la lithographie. Les artistes ont carte blanche pour la réalisation de ces pièces. Le format de la pierre, et l’usage d’une seule couleur au moment de l’impression leurs sont imposés ; des ajouts peuvent ensuite être faits par le plasticien. Chaque création est tirée à 25 exemplaires. Les oeuvres sont produites au sein du Musée de l'imprimerie de Nantes. Cette exposition est l'occasion de découvrir les spécificités plastiques de la lithographie, et la façon dont chaque artiste s'approprie les codes de cette technique pour affirmer son univers ou au contraire le développer. 
L'ensemble des lithographies sont en vente.
le site de RDV

mercredi 20 juin 2012

LA MOITIE DE L'ECHO

Exposition personnelle
Galerie du Granit, Belfort, 11 Mai - 20 Juin 2012
Vernissage vendredi 11 mai 2012 à 18h
Performance à choix multiple























"Avant - de parler - j’aurais - quelque chose - à vous - dire. Cette phrase modulable, oeuvre visuelle à géométrie et à géographie variables installée au sein d’un lycée par Jean-François Guillon, à l’occasion d’une commande publique donne le ton de son travail : la dé-construction du signe écrit, une approche poétique et drôlatique de la question du sens, la prise en compte du contexte humain et architectural dans laquelle s’inscrit l’oeuvre. Avec l’alphabet comme boîte à outils, Jean-François Guillon arpente le monde en poète et chasseur de signes dans les villes. De ses collectes, naissent la série photographique “choses lues”, et des installations où sont réunies sculptures, dessins, photographies et performances, généralement conçues à l’occasion d’expositions, d’interventions en milieu urbain -public ou privé-, ou parfois sur la scène pour le spectacle vivant. L’artiste joue, détourne (les codes, les objets), déplace (le regard, le sens), questionne (les conventions) et crée des dispositifs aux formes simples, des poèmes visuels élaborés à partir du matériau-texte, sonore ou écrit, ponctuations et onomatopées incluses.
Autour des images réalisées lors ses déambulations à Belfort et alentour, Jean-François Guillon peuple la galerie de messages exquis, d’objets insolites, de rébus silencieux librement et directement nourris de l’architecture, des voix et des présences de la scène toute proche, et de la temporalité propre au spectacle vivant." Monique Chiron.

Abécédaire par Jean-François Guillon

DICTIONNAIRE : Recueil des manières de dire; on y entre poussé par la curiosité ou auréolé par la renommée. A l'écoute du monde qui parle, le dictionnaire demande parfois à être écouté pour lui-même.

ECHO : Nymphe mythique si prolixe que Zeus lui retira la parole pour l'obliger à répéter ce que lui disait son interlocuteur. Elle se retira dans une grotte d'où elle s'évanouit, ne laissant que sa voix derrière elle. Désignant aujourd'hui un court article dans la presse, l'écho n'en est plus un si on n'en perçoit que la moitié.

FABLE : Histoire proverbiale de moutons. à but didactique. Hegel la qualifiait "d"énigme toujours accompagnée de sa solution". 

FAIRE : Verbe à tout faire permettant de tout dire. Lorsqu'un français dit "pourquoi le monde existe?", le canadien dira: "pourquoi c'est faire le monde existe?"

FEUILLE : Qu'il y en ait une ou mille, qu'elle soit pliée en deux ou roulée en boule, la feuille ne peut se réduire qu'à son format. Sa durée de vie est variable : immaculée, elle est vivante, inscrite, elle est morte.

HORLOGE : Machine à mesurer du temps en mouvement. Elle peut être mécanique, à balancier, solaire, à sable, à eau ou à piles. Longtemps fabriquée en Franche Comté, elle est aujourd'hui devenue parlante, et indique alors spontanément en trois top votre situation dans l'époque.

LEGENDES :  Petite histoire inventée, située généralement sous les photos, dans les journaux. C'est en découpant la presse en morceaux que des lycéens belfortins les ont découvertes.

RAQUETTE : Instrument ludique, permettant d'oublier sa main sans être manche. Il arrive parfois qu'elle aide à marcher dans la neige, mais lorsqu'elle devient dialectique, la raquette permet tout simplement de se poser des questions. 

SIGNE : Chose qu'on lit en marchant, et qui nous appelle. En général, il signifie avec du caractère, et s'il est signé par Dieu, il relève du miracle. Il est à noter que lorsqu'on en possède la langue, on peut se faire entendre, même par les sourds.

VRAI : Tout ce qui n'est pas faux, et auquel on attribue donc une probabilité de vérité. Le vrai pouvant pourtant parfois être invraisemblable, distinguer le vrai de son ennemi le faux peut devenir un exercice difficile, particulièrement au sein d'un théâtre. Ce qui est vrai en théorie s'avère d'ailleurs parfois faux en pratique, et l'on voit alors le vrai se noyer dans le faux. Il n'est donc pas simplement question de savoir si le vrai s'oppose au faux, mais si les opposer peut avoir un caractère fructueux et fécond.

Le site du Granit

samedi 9 juin 2012

A CHACUN SA LANGUE


Affichage urbain
Vidéos dans les bus des lignes "DK Bus"
Exposition à La Plateforme 
Dunkerque, 16 mai-9 juin 2012


























"A chacun sa langue" est un projet multimédia collaboratif que j'ai mené avec Didier Galas à Dunkerque pendant la saison 2011-2012


Ce projet a vu le jour à l'invitation du Bateau-Feu, scène nationale de Dunkerque, actuellement en travaux, et qui développe jusqu'à sa ré-ouverture une programmation "hors les murs". Tout au long du mois de mai, nous avons mené des ateliers de parole avec des personnes d'origine étrangères diverses (les langues parlées, traduites, échangées, étaient l'anglais, le hollandais, l'Italien, le russe, le chinois, le coréen, l'arabe, et plusieurs dialectes africains), afin de rassembler un matériau textuel issu de ces échanges. Des listes de mots, de noms, des phrases, des expressions, ou même des textes plus élaborés ont été obtenus. 


A partir de cette matière, j'ai produit un ensemble d'affiches, imprimées sur une presse typographique au musée de l'imprimerie de Nantes, qui ont été diffusées dans la ville de manière furtive. A cela s'ajoutait une série de vidéos (textes animés) qui ont été diffusées dans les bus de la ville, entre les annonces de station. L'ensemble de ce travail, ainsi qu'une installation comportant notamment des phrases imprimées que le visiteur pouvait emmener chez lui, a été présenté à l'occasion d'une exposition à la galerie "La Plateforme". Enfin, le 8 juin, une performance, au cours de laquelle Didier Galas a donné à entendre l'ensemble des textes sous la forme d'un montage sonore, pendant que je collais des affiches avec Pierre Adragna (qui a réalisé une série de portraits photographiques des participants aux ateliers), a eu lieu devant le chantier du futur théâtre de Dunkerque qui ouvrira ses portes en 2013. 


Le projet connaitra l'an prochain une seconde phase, concentrée sur un quartier, qui donnera lieu à une série de visites guidées élaborées à partir des histoires qui seront inventées avec les habitants.
le site de laplateforme

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