vendredi 11 mai 2012

TITRAILLES

Travail avec les élèves du lycée Condorcet de Belfort
Dans le cadre de l'exposition "La moitié de l'écho" 
à la galerie du Granit, Belfort.











Parallèlement à mon exposition personnelle au Granit de Belfort, j'interviens auprès des sections arts plastiques du lycée Condorcet, dans les classes d' Hervé Roelants. A l'issue d'une première séance où je présente mon travail, ainsi qu'une série de collages, "Légendes", associant photos et légendes hétérogènes découpées dans la presse, je leur propose un travail de collaboration. Les élèves, en plusieurs séances, réalisent une série de collages à partir de titres découpés dans la presse. A partir de cette série de phrases et formules, je réalise une série d'animations vidéo, "Titrailles" qui seront présentées dans les couloirs du lycée , ainsi que dans la galerie du Granit.












vendredi 20 janvier 2012

OBSEDES TEXTUELS

Commissariat de l'exposition à la galerie RDV, Nantes
5 novembre - 24 décembre 2011


Armelle Caron -  Philippe Cazal - Anne-James Chaton - David Michael Clarke - Jean-François Courtilat - Alix Delmas - Jean-François Guillon - Pierre Leguillon - Guillaume Millet - Olivier Nerry - Raffaella della Olga - Camila Oliveira Fairclough - Paul Pouvreau - Emmanuel Régent - Catherine Zask








A l'invitation de la galerie RDV qui me donne carte blanche, je présente en tant qu'artiste et commissaire "Obsédés textuels", une exposition qui interroge le signe, le texte, et leur présence ou absence dans le paysage contemporain, qu'il soit visuel ou mental. La lettre, le mot, le texte, thèmes centraux dans mon travail, sont abordés tant dans leurs dimensions plastiques que littéraires. Les œuvres présentées traitent de la figure de la lettre (Paul Pouvreau), d'autres mettent en scène le mot, ou sa disparition (Emmanuel Régent) et le texte, son inscription (Guillaume Millet). Enfin, le sens contenu dans un terme ou une expression est disséqué, réinterprété (Armelle Caron). Les médiums sont variés : vidéo, sculpture, photographie, création typographique... des productions méconnues des artistes conviés sont exposées. Trois grandes thématiques se dégagent de ce corpus artistique : le politique (Philippe Cazal), l'économique (Raffaella della Olga) et la sexualité (Anne-James Chaton) ; trois champs où le langage joue un rôle prédominant.

Pour lire un entretien réalisé par la galerie expliquant le projet : 

jeudi 19 janvier 2012

TRICKSTER / TOURNEE AFRICAINE

Conception visuelle du spectacle de Didier Galas
Tournée africaine avec l'Institut Français
7 novembre - 6 décembre 2011




Après les représentations au Théâtre de la Cité Internationale, le solo de Didier Galas, auquel j'ai collaboré pour la conception visuelle, part pour un mois en tournée en Afrique avec l'Institut Français. Une tournée au cours de laquelle le spectacle va encore se rôder, et s'améliorer en allant vers encore plus de simplicité et d'efficacité...

samedi 5 novembre 2011

EDITION LITHOGRAPHIQUE

Musée de l'Imprimerie, Nantes


A l'invitation de la galerie RDV (Nantes), édition à 25 exemplaires d'une lithographie format raisin. L'estampe sera exposée prochainement à la galerie, avec celles des autres artistes invités dans le cadre de ce programme de production de la galerie. Je retrouve avec plaisir une technique longtemps pratiquée pendant mes années de Beaux-Arts, et découvre un musée étonnant, vivant et accueillant. J'envisage de revenir bientôt produire de nouveaux travaux imprimés dans ce lieu extraordinaire...

samedi 8 octobre 2011

LOGES

Parcours d'Art Contemporain
dans les loges des gardiens de la Cité de la Grande Borne (Grigny)

2011 : Lieu exploré, le trottoir, espace public

Avec : Ici-Même, Pierre Prigent, Jean-François Guillon,
Jeanine Echard, Lucile Lenglet, Aleteia, Ulysse Ketselidis

mercredi 28 septembre 2011 : journée inaugurale
samedi 8 octobre 2011 : promenade urbaine
(avec le Centre Pompidou et le CAUE 91)
Charlotte Lardinois, architecte d’intérieur, Marie Schuch, artiste concepteure de LOGES, Fanny Cassat, paysagiste au CAUE de l’Essonne et Laurent Bony, architecte.




Pour la 3ème année consécutive, des artistes et designers sont invités à présenter leur travail dans les loges des gardiens de la cité de la Grande Borne à Grigny. Cet ensemble architectural utopique, construit à l'échelle des enfants, et déjouant les formes de standardisation propres aux "grands ensembles" grâce à ses lignes courbes et ses fenêtres aux formes hétéroclites, a été conçu entre 1967 et 1971 par l'architecte Emile Aillaud. Il comporte sur son territoire de nombreuses interventions artistiques. La cité a malheureusement connu depuis quelques années une dégradation des conditions de vie des habitants (population précarisée, situation sécuritaire en partie dégradée). A l'occasion du projet de percée d'une nouvelle voie au travers de la cité (jusqu'ici interdite aux voitures), il est proposé aux artistes de présenter un projet lié de près ou de loin avec le contexte de la cité, l'espace public en général, celui du du trottoir en particulier, et de réfléchir à une proposition utopique ou poétique de mobilier ou signalétique urbains. Je présente à cette occasion un ensemble de photographies de la série "Choses lues" ainsi que deux sculptures inédites questionnant la notion, le mot et l’objet «borne». "La petite borne" présente, appuyées au mur, deux plaques de bois peintes figurant une borne kilométrique. L'une est sur-dimensionnée, l'autre sous-dimensionnée, ainsi, cette représentation à demi enfantine d'un objet signalétique n'est pas donnée à voir à son échelle naturelle, mais dans une dimension "rêvée". L'ensemble se joue, bien-sûr, du nom de lieu "la Grande Borne". A côté, posée sur un bureau, à la manière d'une maquette, se trouve une borne courbe, proposition pour la conception d’une borne kilométrique utopique, spécifique au territoire de la Grande Borne. Cette manifestation donnera lieu à une édition pour laquelle l'association Métamorphose m'a commandé une série photographique sur le territoire de la Grande Borne qui sera publiée dans l'ouvrage.

jeudi 6 octobre 2011

TRICKSTER

Théâtre de la Cité Internationale
6 -22 octobre 2011

un spectacle de Didier Galas - ensemble lidonnes
lumière Jérémie Papin • dispositif scénique, costumes Jean-François Guillon assisté de Catherine Sardi • mouvement Sylvain Prunenec • assistante mise en scène Sarah Oppenheim • masques Erhard Stiefel • conseiller musical Patrice Elegoet


Reprise au TCI du spectacle de Didier Galas pour lequel j'ai travaillé à la conception de la scénographie et des costumes...

Les aventures solos et endiablées d'un valet de comédie qui aurait voyagé en Extrême-Orient et se poserait des questions sur le théâtre.

Depuis bientôt quinze ans, Didier Galas travaille sur, avec, autour de la figure d’Arlequin. Trickster est le deuxième solo, après Le petit (H)arlequin, qu’il consacre à ce personnage farfelu et farceur dont le nom est pourtant hérité d’un certain Hellequin ou Hierlequin, démon sanguinaire qui hantait les forêts médiévales. Pourquoi Arlequin ? Parce qu’il est, selon Didier Galas, « l’inventeur du théâtre », un théâtre où il n’y a rien d’autre que les tours (les « tricks ») des valets de scène comme dans les fameuses Fourberies de Scapin. Dans Trickster donc, les tours sont nombreux et les paroles se font rares. Ce sont plutôt onomatopées, improvisations sonores, bégaiements, qui ont pour tâche de décoller la parole du sens pour arriver à de purs enjeux mélodiques.
Trickster prend donc le théâtre à son point de départ : des gestes, des sons et des masques. On imagine dès lors que voici un solo sacrément virevoltant, qui utilise le rire et l’anticonformisme pour saper l’ordre et les valeurs traditionnels. Mais l’Arlequin de Galas ne sort pas seulement et tout droit de la commedia dell’arte. Il est un hybride qui ferait appel aussi bien à son double démoniaque Hierlequin, qu’à Ahmed – le personnage de valet contemporain inventé par le philosophe Alain Badiou qui se pose des questions sur le théâtre – ou à quelques figures masquées chinoises et japonaises, pays où Galas a longtemps travaillé. Dans Monnaie de Singes, Arlequin rencontrait le valet japonais Taro-Kaja et le roi singe chinois Sun Wukong. Dans Trickster, la rencontre est plus physique : Buto, Nô et danse de l’Opéra de Pékin servent de point de départ à la folie physique d’Arlequin qui peut virer à la transe et le tout dans un seul corps, celui de l’acteur. Car un valet de théâtre, comme on sait, ça se contrôle mal.


samedi 1 octobre 2011

MASQUEMOI

Performance de Didier Galas et Jean-François Guillon,
dans les jardins du LAAC / Centre d'Art Contemporain










Le Bateau-Feu, Scène Nationale de Dunkerque ferme pour (gros) travaux de reconstruction, mais continue sa programmation hors les murs. Dans le cadre d'un déménagement festif du théâtre, Didier Galas lit un texte inventé, constitué de tous les titres des spectacles joués au Bateau-Feu depuis sa création, mis bout à bout. Interrompant ce flux de parole infini, je l'amène au silence en masquant son visage d'un bloc de feuilles blanches sur lesquelles j'inscris en quelques traits une succession d'états émotifs primitifs (rire, colère, amour...) qu'il interpréte petit à petit corporellement... (photos Vivien Croy Taque)

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