lundi 10 mai 2010

LE PIRE N'EST JAMAIS CERTAIN

La création plastique à l'épreuve des risques majeurs
Artistes , scientifiques & philosophes prennent position

Exposition et colloque
du 10 Mai au 4 Juillet 2010
Galerie de l'Esplanade
Ecole Supérieure d'Art de Metz Métropole



Pour cette exposition qui a lieu à l'occasion de l'ouverture du Centre Pompidou-Metz, mon projet d'installation (Réduction du paquet d'ondes), bien que pré-sélectionné, n'est finalement pas retenu. Il est néanmoins présenté dans la bibliothèque de l'appel à projet, installée conjointement à l'exposition.

(vue de l'exposition : au premier plan, le village innondé d'Alain Declercq)

Scénarios cataclysmiques du dérèglement climatique, épuisement des ressources naturelles, menace nucléaire, pandémies, nocivité des ondes électromagnétiques, OGM, crise financière mondiale… Nos vies sont désormais hantées par le syndrome du risque majeur, relayé par les médias et les débats d’experts. L’homme est au centre de ces perturbations, les subit, mais en est souvent la cause. S’il prend peu à peu conscience de l’état de notre monde, est-il encore en capacité d’agir avec discernement ? Comme tout un chacun, l’artiste est embarqué, mais plus que d’autres, il cherche et vise à travers ses oeuvres autre chose que l’art. Quelles sont les nouvelles formes de l’engagement? Que peut un artiste dans cet âge de la peur? Une exposition et un colloque s’inscrivant dans le contexte de l’ouverture du Centre Pompidou-Metz ont l’ambition de mettre en présence des philosophes, des artistes et des scientifiques, tous fortement impliqués dans ces prospectives et tous concernés par nos capacités créatrices à l’épreuve des risques majeurs.


jeudi 8 avril 2010

[ACCORDS] et [DESACCORDS]

Une exposition de sculpture.
Saâdane Afif - Bernard Calet - Jean-François Courtilat - Béatrice Dacher - Michel Gerson - Jacques-Alexandre Gillois - Jean-François Guillon - Olivier Heinry - Bérénice Merlet - Sébastien Pons - Romain Rambaud - Carole Rivalin - Emmanuel Saulnier
Du 9 au 30 avril 2010

Carte blanche à la galerie RDV présentée dans l'Atelier-espace de la ville de Nantes. J'y présentai "Sens Uniques", une sculpture de 2005. Fixée entre sol et plafond, cette sculpture offre au regard 5 panneaux fléchés de tailles inégales indiquant chacun une direction différente. Toutes les directions, toutes les lectures sont donc possibles. En effet, où qu'elle soit placée, la sculpture désigne toujours quelque-chose, quelqu'un, et bien entendu, l'oeuvre qui est présentée à côté d'elle, entrant ainsi en résonance significative avec elle. Cette proposition qui se situe à mi-chemin entre signalétique et poétique fait également référence au livre "Sens Unique" de Walter Benjamin, dans lequel ce dernier évoque ses flâneries dans le paysage urbain, à travers des jeux typographiques suggérant la révolution des signes (affiches,publicités, panneaux) qui s'opère dans le Paris des années 30.

Exposition présentée par la galerie RDV à L'ATELIER - Espace de la Ville de Nantes, réalisée avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC des Pays de la Loire, du Conseil Régional des Pays de la Loire, du Conseil Général de Loire-Atlantique, de la Ville de Nantes, du restaurant Les Chemins d’Alexandre, et de l’agence de communication B System. Partenaire : galerie Art Attitude Hervé Bize.

interview :

mardi 30 mars 2010

INTERVENTION AU LYCEE BEAUREGARD (Château-Renault)



Suite à l'accrochage de mes dessins et sculptures au Lycée Beauregard de Chateau-Renault (achat de la région Centre dans le cadre du un pour cent), j'interviens dans une classe de CAP. Tout au long de l'année, les professeurs d'arts plastiques et de français mènent conjointement avec les élèves un atelier autour de mon travail. Une séquence d'échange forte et touchante.

vendredi 19 mars 2010

UN VOYOU DES VOYELLES

Résidence et présentation publique
au CND/Centre National de la Danse (Pantin)
Collaboration avec la chorégraphe Véronique Albert.


"Un voyou des voyelles" associe des matériaux visuels et sonores à des matières textuelles librement inspirées de la poésie de Christophe Tarkos.
Au plus proche comme au plus loin du paysage de l’écriture, des objets, à l’arrêt comme des traces déposées, immobiles, forment ensemble une sorte de rébus, une boîte à outils de visions possibles. Déplacés par des opérations délicates ils prennent à chaque instant qui passe une valeur iconique, comme s’ils étaient la chose la plus importante du monde avant d’être quittés.
Chacun de ces déplacements, chacune de ces manipulations, est autonome, et peut se re-jouer différement à chaque représentation. Le caractère matériel du son, du texte, l’attention portée à la typographie, donnent à entendre et à sentir le lieu, l’espace, et le contexte.
La fragilité, le vertige de ce qui arrive, les discontinuités du temps… la danse est emportée par ce hors-champ.

lundi 8 mars 2010

REDUCTION DU PAQUET D'ONDES

Galerie RDV (Nantes)
9 janvier-6 février 2010
L’installation principale de cette exposition, un amas hétéroclite constitué de mobilier et d'objets divers dont émanent des tiges métalliques, suspendant chacune un crayon au dessus d'un bloc de papier, évoque la possibilité d’une production autonome de dessins, réalisés par les meubles et objets eux-mêmes. Ces dessins, "grattages" abstraits présentés sous l'aspect d'un « work in progress », sont autant de signes à décrypter : des messages dont les meubles et objets seraient les vecteurs. Cette pratique graphique autonome supposée crée l’illusion d'une capacité des meubles à produire eux-même des signes, indépendemment de toute contrainte de sens. Une lecture possible de l’œuvre pourrait être celle de la restitution graphique par ceux-ci de toutes les ondes qui les traversent, à la manière d’un sismographe. En physique quantique, pour observer les particules élémentaires, les physiciens parlent de la « réduction du paquet d’ondes ». Un paquet d’onde (ensemble de forme d’ondes) est réduit au moment de l’observation par un observateur qui définit ainsi la probabilité d’une position et d’un mouvement pour une particule donnée. Ainsi, certaines interprétations tendent à démontrer que le monde existe sous une forme donnée, dès lors qu’il est observé à un instant donné : c’est pratiquement l’observateur qui influe sur la forme que prend le monde. De manière plus poétique, cette installation évoque la possibilité d’un message que le monde des objets pourrait nous livrer, message énigmatique dont les clés ne sont pas données : c’est au spectateur de construire sa propre interprétation de ce message, définissant ainsi sa conception du monde qui l’entoure.
L'exposition comprend également une sculpture de lettres inédite (métal et verre) intitulée Fragile, et les œuvres récentes Qui l'a dit? et La Voie de son Maître. Enfin, dans le fond de la galerie, un amoncellement de cartons annonce mon prochain projet : un travail combiné d'écriture, de sculpture et de performance autour de la figure de l'onomatopée.

lundi 22 février 2010

UN VOYOU DES VOYELLES

Résidence à La Laiterie
Représentation au Studio Dunham (salle de la Marseillaise)
Strasbourg, 1er février 2010



Collaboration artistique à la performance dansée de Véronique Albert.
"La danse entretient des rapports complexes aux textes. En proposant des matériaux à plusieurs niveaux de lecture et dans le désir de renouveller le rapport au langage, au temps et à l'espace, nous cherchons à créer un dispositif qui travaille sur des niveaux de perception, et sur le déplacement des habitudes, manières de voir, d'écouter mais aussi d'imaginer. Les mots prélevés, ré-interprétés, agencés dans l'espace par Jean-François Guillon devraient conférer une autre valeur aux énoncés et aux sons bruts de Philippe Berger."

Conception du projet danse : Véronique Albert
Artiste visuel : Jean-François Guillon
Prise de son, montage et conception sonore : Phillippe Berger

dimanche 3 janvier 2010

EXPOSITION SxS dans R - 4

Galerie Dohyang Lee
73-75 rue Quicampoix 75003 Paris
24 novembre 2009 - 16 janvier 2010


A l'occasion de son inauguration, cette nouvelle galerie accueille le 4ème volet de l'exposition "SxS dans R", un projet d'Adrien Pasternak. J'y présente une nouvelle pièce : "volume raccord" : un dictionnaire "Robert" posé au sol est relié par un double et large cordon noir à une prise électrique fixée au mur.

Archives du blog