samedi 16 octobre 2010

L'ARLEQUIN DE TRICKSTER

Scénographie et costume pour le spectacle de Didier Galas.


Bateau-Feu, Scène Nationale, Dunkerque
19, 20, 21, 22 octobre 2010

TNB, Festival Mettre en scène, Rennes
9 - 13 novembre 2010 (Aire libre de St Jacques de la Lande)

TNB, tournée départementale, Ille-et-Vilaine
25 novembre - 12 décembre 2010

Au théâtre, Arlequin est un valet glouton, fauché, naïf ou malicieux : personnage emblématique de la commedia dell’arte, il est un grand comique de l’humanité, aujourd'hui franchement démodé.
Didier Galas, artiste en résidence au Bateau Feu, s'est lancé dans une quête joyeuse à travers le monde pour chercher la vérité qui se cache derrière ce masque de farce : en Europe, chez les indiens d’Amérique, en Chine ou au Japon. Au fil du spectacle, il dévoile les fruits de son enquête et, devant nous, Arlequin redevient un démon farceur, un méchant qui fait rire, bref, un trickster. Dans ce périple comique et masqué, l’acteur polyglotte incarne plusieurs personnages, et à travers eux, parle plusieurs langages et joue
plusieurs traditions théâtrales rassemblées en un seul corps, entre pantomime occidentale,
Opéra de Pékin et Nô japonais…

Texte et mise en scène Didier Galas
Interprète Didier Galas
Dispositif scénique et costume Jean-François Guillon
Assistante costume Catherine Sardi
Lumières Jérémie Papin
Mouvement Sylvain Prunenec
Assistante Sarah Oppenheim
Conseillère à l’écriture Aline Schulman
Masque Erhard Stiefel
Production Ensemble Lidonnes
Production déléguée Théâtre National de Bretagne/Rennes
Coproduction Bateau Feu/ Scène Nationale de Dunkerque


jeudi 10 juin 2010

SON FILETAGE MORD DANS LA MATIERE ET SA TETE TIENT L'ASSEMBLAGE

Exposition à la galerie SMP (Marseille)
Commissariat : Josué Rauscher, assisté de Jane Antoniotti.

#1. Système B. (arte Bricola)
16 avril - 8 mai 2010
Jean-Paul Berrenger - Jeremy Edwards - encastrable (Antoine Lejolivet et Paul Souviron) - Pablo Marcos Garcia - Jean-François Guillon - Alori Ledaguenel - Fernand Léger (atelier A/Z et Karin Weeder) - Jérémy Liron - Josué Rauscher - Delphine Reist

#2. Et voilà le travail
13 mai - 26 juin 2010
Driss Aroussi - Martin Le Chevallier - Mathieu Clainchard - Mathieu Husser - Stéphane Magat - Stéphane Le Mercier - Marc Quer - Catherine Réchard - Alain Rivière - Vahan Soghomonian


Une exposition collective interrogeant les concepts de bricolage et de travail. Pour le premier volet de l'exposition, je présente mes "3 outils" en aluminium accrochés au mur.

#1. Système B. (arte Bricola)
Le bricolage dans l’art, une résurgence de la culture ouvrière ? J’appartiens à cette génération qui a vu la technologie devenir omniprésente et s’étioler les savoir-faire et les valeurs de la classe ouvrière. Dans le même temps apparaissait, sur les rayonnages des supermarchés, un outillage électrique à la portée de tout un chacun accompagné de l’incitation (le temps libre ayant un peu augmenté) à se transformer en parfait petit consommateur-aménageur. Lorsqu’elle n’a pas été délocalisée à l’autre bout du monde, l’activité manuelle s’est, en quelque sorte, discrètement repliée des usines vers les espaces domestiques.

Je ne sais pas si cela suffit à expliquer l’engouement pour les techniques du bricolage dont font preuve nombre d’artistes de ma génération (et de la suivante) mais je peux attester que dans mon cas cela a joué.

Si l’on ajoute à cela que nos études, en période post-coloniale, nous ont fait découvrir les diverses peuplades sous un jour nouveau éclairé par Jean Rouch, Claude Levi-Strauss, Chris Marker et quelques autres, on peut comprendre que la découverte de la sculpture d’assemblage (par le biais des arts dits primitifs), associée au fait qu’il est de nos jours nettement plus facile de disposer de panneaux de bois aggloméré que de blocs de marbre, nous ait entraîné vers des matériaux, des techniques et des formes plus proches des inventions du professeur Tournesol que des réalisations du Bernin.

Il émerge de tout cela un art du bricolage dont je fantasme qu’il puise ses racines dans une culture ouvrière aujourd’hui disparue, ou transformée. L’exposition tentera de regrouper quelques artistes autour de ces questions afin d’essayer de voir un peu ce qui se trame là et d’envisager les filiations et les devenirs possibles de ces pratiques.

Josué Rauscher (note d’intention, oct. 2008)

#2. Et voilà le travail
Un peu plus d’une année s’est écoulé depuis ma note d’intention initiale et, dans cet intervalle, est apparu au grand jour une crise qui couve depuis belle lurette, qui n’est pas que financière et n’est pas sans répercussions sur nos vies. Le discours à propos de la valeur travail est notamment venu buter sur la réalité d’une souffrance au travail de plus en plus massive dont les séquestrations de patrons et la litanie de suicides chez France Télécom constituent quelques épisodes critiques parmi les plus visibles.

Dès lors, il m’a semblé judicieux de remonter un peu à la source et de me remémorer ce que furent les grands traits d’une
culture ouvrière qui a fortement contribué à la construction de notre rapport au travail et de la part d’imaginaire qui y est liée.

Autant d’éléments qui m’ont convaincu de la nécessité d’ajouter un deuxième volet à cette exposition pour aller à la rencontre d’artistes qui s’intéressent aux aspects professionnels de nos existences, au-delà ou en deçà de cette composante libre et parfois ludique du travail qu’est le bricolage.

Josué Rauscher (addendum à la note d'intention, février 2010)


SMP. 31 rue Consolat, 13001 Marseille
09 52 41 03 31 - http://www.s-m-p.org/

lundi 10 mai 2010

LE PIRE N'EST JAMAIS CERTAIN

La création plastique à l'épreuve des risques majeurs
Artistes , scientifiques & philosophes prennent position

Exposition et colloque
du 10 Mai au 4 Juillet 2010
Galerie de l'Esplanade
Ecole Supérieure d'Art de Metz Métropole



Pour cette exposition qui a lieu à l'occasion de l'ouverture du Centre Pompidou-Metz, mon projet d'installation (Réduction du paquet d'ondes), bien que pré-sélectionné, n'est finalement pas retenu. Il est néanmoins présenté dans la bibliothèque de l'appel à projet, installée conjointement à l'exposition.

(vue de l'exposition : au premier plan, le village innondé d'Alain Declercq)

Scénarios cataclysmiques du dérèglement climatique, épuisement des ressources naturelles, menace nucléaire, pandémies, nocivité des ondes électromagnétiques, OGM, crise financière mondiale… Nos vies sont désormais hantées par le syndrome du risque majeur, relayé par les médias et les débats d’experts. L’homme est au centre de ces perturbations, les subit, mais en est souvent la cause. S’il prend peu à peu conscience de l’état de notre monde, est-il encore en capacité d’agir avec discernement ? Comme tout un chacun, l’artiste est embarqué, mais plus que d’autres, il cherche et vise à travers ses oeuvres autre chose que l’art. Quelles sont les nouvelles formes de l’engagement? Que peut un artiste dans cet âge de la peur? Une exposition et un colloque s’inscrivant dans le contexte de l’ouverture du Centre Pompidou-Metz ont l’ambition de mettre en présence des philosophes, des artistes et des scientifiques, tous fortement impliqués dans ces prospectives et tous concernés par nos capacités créatrices à l’épreuve des risques majeurs.


jeudi 8 avril 2010

[ACCORDS] et [DESACCORDS]

Une exposition de sculpture.
Saâdane Afif - Bernard Calet - Jean-François Courtilat - Béatrice Dacher - Michel Gerson - Jacques-Alexandre Gillois - Jean-François Guillon - Olivier Heinry - Bérénice Merlet - Sébastien Pons - Romain Rambaud - Carole Rivalin - Emmanuel Saulnier
Du 9 au 30 avril 2010

Carte blanche à la galerie RDV présentée dans l'Atelier-espace de la ville de Nantes. J'y présentai "Sens Uniques", une sculpture de 2005. Fixée entre sol et plafond, cette sculpture offre au regard 5 panneaux fléchés de tailles inégales indiquant chacun une direction différente. Toutes les directions, toutes les lectures sont donc possibles. En effet, où qu'elle soit placée, la sculpture désigne toujours quelque-chose, quelqu'un, et bien entendu, l'oeuvre qui est présentée à côté d'elle, entrant ainsi en résonance significative avec elle. Cette proposition qui se situe à mi-chemin entre signalétique et poétique fait également référence au livre "Sens Unique" de Walter Benjamin, dans lequel ce dernier évoque ses flâneries dans le paysage urbain, à travers des jeux typographiques suggérant la révolution des signes (affiches,publicités, panneaux) qui s'opère dans le Paris des années 30.

Exposition présentée par la galerie RDV à L'ATELIER - Espace de la Ville de Nantes, réalisée avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC des Pays de la Loire, du Conseil Régional des Pays de la Loire, du Conseil Général de Loire-Atlantique, de la Ville de Nantes, du restaurant Les Chemins d’Alexandre, et de l’agence de communication B System. Partenaire : galerie Art Attitude Hervé Bize.

interview :

mardi 30 mars 2010

INTERVENTION AU LYCEE BEAUREGARD (Château-Renault)



Suite à l'accrochage de mes dessins et sculptures au Lycée Beauregard de Chateau-Renault (achat de la région Centre dans le cadre du un pour cent), j'interviens dans une classe de CAP. Tout au long de l'année, les professeurs d'arts plastiques et de français mènent conjointement avec les élèves un atelier autour de mon travail. Une séquence d'échange forte et touchante.

vendredi 19 mars 2010

UN VOYOU DES VOYELLES

Résidence et présentation publique
au CND/Centre National de la Danse (Pantin)
Collaboration avec la chorégraphe Véronique Albert.


"Un voyou des voyelles" associe des matériaux visuels et sonores à des matières textuelles librement inspirées de la poésie de Christophe Tarkos.
Au plus proche comme au plus loin du paysage de l’écriture, des objets, à l’arrêt comme des traces déposées, immobiles, forment ensemble une sorte de rébus, une boîte à outils de visions possibles. Déplacés par des opérations délicates ils prennent à chaque instant qui passe une valeur iconique, comme s’ils étaient la chose la plus importante du monde avant d’être quittés.
Chacun de ces déplacements, chacune de ces manipulations, est autonome, et peut se re-jouer différement à chaque représentation. Le caractère matériel du son, du texte, l’attention portée à la typographie, donnent à entendre et à sentir le lieu, l’espace, et le contexte.
La fragilité, le vertige de ce qui arrive, les discontinuités du temps… la danse est emportée par ce hors-champ.

lundi 8 mars 2010

REDUCTION DU PAQUET D'ONDES

Galerie RDV (Nantes)
9 janvier-6 février 2010
L’installation principale de cette exposition, un amas hétéroclite constitué de mobilier et d'objets divers dont émanent des tiges métalliques, suspendant chacune un crayon au dessus d'un bloc de papier, évoque la possibilité d’une production autonome de dessins, réalisés par les meubles et objets eux-mêmes. Ces dessins, "grattages" abstraits présentés sous l'aspect d'un « work in progress », sont autant de signes à décrypter : des messages dont les meubles et objets seraient les vecteurs. Cette pratique graphique autonome supposée crée l’illusion d'une capacité des meubles à produire eux-même des signes, indépendemment de toute contrainte de sens. Une lecture possible de l’œuvre pourrait être celle de la restitution graphique par ceux-ci de toutes les ondes qui les traversent, à la manière d’un sismographe. En physique quantique, pour observer les particules élémentaires, les physiciens parlent de la « réduction du paquet d’ondes ». Un paquet d’onde (ensemble de forme d’ondes) est réduit au moment de l’observation par un observateur qui définit ainsi la probabilité d’une position et d’un mouvement pour une particule donnée. Ainsi, certaines interprétations tendent à démontrer que le monde existe sous une forme donnée, dès lors qu’il est observé à un instant donné : c’est pratiquement l’observateur qui influe sur la forme que prend le monde. De manière plus poétique, cette installation évoque la possibilité d’un message que le monde des objets pourrait nous livrer, message énigmatique dont les clés ne sont pas données : c’est au spectateur de construire sa propre interprétation de ce message, définissant ainsi sa conception du monde qui l’entoure.
L'exposition comprend également une sculpture de lettres inédite (métal et verre) intitulée Fragile, et les œuvres récentes Qui l'a dit? et La Voie de son Maître. Enfin, dans le fond de la galerie, un amoncellement de cartons annonce mon prochain projet : un travail combiné d'écriture, de sculpture et de performance autour de la figure de l'onomatopée.

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